Pendant 27 ans, j’ai eu le privilège d’accompagner des centaines de familles comme courtier immobilier. Ce parcours m’a transformé, m’a appris l’humilité, m’a fait vivre des réussites, des regrets et des rencontres extraordinaires. Voici l’histoire qui a finalement donné naissance à Mon-Proprio.ca.

Derrière Mon-Proprio.ca : mon parcours

Certaines entreprises naissent autour d’un plan d’affaires. D’autres voient le jour parce qu’une occasion se présente au bon moment.

Mon-Proprio.ca est née d’autre chose.

Elle est née après 27 années passées sur le terrain, à accompagner des milliers de personnes dans l’une des décisions les plus importantes de leur vie : acheter, vendre ou financer une propriété.

Si vous êtes arrivé sur cette page pour découvrir qui se cache derrière Mon-Proprio.ca, vous risquez d’être surpris. Cette histoire ne parle pas uniquement d’une plateforme immobilière. Elle parle surtout des personnes qui ont façonné son existence, des leçons apprises sur le terrain, des rencontres qui changent une carrière et de la conviction qu’il devrait être beaucoup plus simple, au Québec, de trouver les bons professionnels au bon moment.

Avant Mon-Proprio.ca, il y avait 27 années sur le terrain

Pendant près de trois décennies, j’ai exercé comme courtier immobilier au Québec.

J’ai travaillé seul.

J’ai travaillé en collaboration avec d’autres courtiers.

J’ai eu le privilège de travailler avec mes propres enfants lorsqu’ils sont devenus, à leur tour, courtiers immobiliers.

J’ai été acheteur.

J’ai été vendeur.

J’ai été investisseur.

J’ai connu les journées où tout semblait simple, mais aussi celles où une seule décision pouvait avoir des conséquences importantes sur la vie d’une famille.

Avec les années, j’ai compris une chose essentielle.

Une transaction immobilière ne concerne jamais seulement une propriété.

Elle concerne des êtres humains.

Derrière chaque maison, chaque condo, chaque immeuble à revenus ou chaque terrain se cachent des histoires bien différentes.

Un jeune couple qui réalise son premier achat.

Des parents qui doivent vendre après un décès.

Une famille qui divorce.

Un entrepreneur qui investit toutes ses économies.

Des grands-parents qui quittent la maison où ils ont élevé leurs enfants.

L’immobilier n’est pas seulement une question de contrats ou de signatures.

C’est un métier profondément humain.

Et c’est probablement la plus grande leçon que ces 27 années m’ont apprise.

Je n’ai jamais voulu être le courtier des plus grosses commissions

On associe souvent la réussite d’un courtier immobilier au nombre de transactions qu’il réalise ou à la valeur des propriétés qu’il vend.

Je n’ai jamais vu mon métier de cette façon.

Je n’ai jamais rêvé de vendre les plus grandes résidences ni de battre des records de commissions.

Ce qui me motivait était beaucoup plus simple.

Je voulais aider les personnes qui avaient réellement besoin d’être accompagnées.

Au fil des années, j’ai rencontré des centaines de clients qui ne connaissaient rien au marché immobilier. Certains avaient peu d’instruction. D’autres étaient intimidés par les documents juridiques, les démarches hypothécaires ou le vocabulaire utilisé dans notre profession.

Plusieurs avaient simplement peur de prendre une mauvaise décision.

Je me reconnaissais souvent en eux.

Parce que moi aussi, au début de ma carrière, je doutais énormément.

Le garçon qui avait de la difficulté à terminer une phrase

Peu de gens connaissent cette partie de mon histoire comme bègue.

Lorsque j’ai commencé dans l’immobilier, j’avais un déficit de langage.

Prendre la parole devant des inconnus représentait un véritable défi.

Il m’arrivait de chercher mes mots, de perdre le fil de mes idées ou de ne pas réussir à terminer une phrase comme je l’aurais souhaité.

Choisir une profession où il faut constamment communiquer avec des acheteurs, des vendeurs, des notaires, des institutions financières et de nombreux autres professionnels pouvait sembler complètement illogique.

Pourtant, c’est exactement ce métier qui m’a transformé.

Chaque visite.

Chaque négociation.

Chaque rencontre.

Chaque appel téléphonique.

Chaque difficulté m’a obligé à sortir de ma zone de confort.

L’immobilier m’a appris la persévérance.

Il m’a appris qu’il n’était pas nécessaire d’être parfait pour inspirer confiance.

Il fallait surtout être honnête, travailler fort et placer les intérêts des clients avant les siens.

Avec le temps, ce qui était autrefois une faiblesse est devenu une force.

Parce que je savais ce que représentait le fait de ne pas toujours trouver les bons mots, j’étais particulièrement attentif aux personnes qui vivaient elles aussi de l’insécurité.

Je ne voulais jamais qu’un client ait peur de poser une question.

Je ne voulais jamais qu’une personne signe un document qu’elle ne comprenait pas complètement.

Je voulais que chacun se sente respecté.

Aujourd’hui encore, je crois que cette façon de voir les choses a eu beaucoup plus d’impact sur ma carrière que n’importe quelle stratégie de vente.

La plus belle réussite de ma carrière ne se mesure pas en dollars

Avec le recul, je réalise que les plus beaux souvenirs de ma carrière ne sont pas les grandes transactions.

Ce ne sont pas non plus les trophées, les classements ou les reconnaissances professionnelles.

Le plus beau cadeau que l’immobilier m’a offert a été de travailler avec mes enfants.

Les voir devenir courtiers immobiliers, développer leur propre clientèle, apprendre le métier et construire leur réputation demeure une immense fierté.

Nous avons partagé bien plus que des dossiers.

Nous avons partagé une passion.

Nous avons vécu les réussites, les inquiétudes, les négociations de dernière minute et les journées où tout semblait arriver en même temps.

Puis est venu le moment où nous avons pris une décision que plusieurs personnes n’ont pas comprise.

Nous avons choisi, d’un commun accord, de quitter le courtage immobilier.

Cette décision ne venait pas d’un manque de passion.

Au contraire.

Elle venait d’une réflexion beaucoup plus profonde.

Après toutes ces années, j’avais compris qu’il existait une autre façon d’aider les consommateurs québécois.

Je ne le savais pas encore, mais cette réflexion allait mener à la création de Mon-Proprio.ca.

Les personnes qui ont façonné ma carrière

Avec le recul, je réalise que ma carrière ne s’est pas construite uniquement grâce aux transactions immobilières que j’ai réalisées. Elle s’est surtout construite grâce aux personnes que j’ai eu la chance de rencontrer.

Chaque professionnel avec qui j’ai travaillé m’a appris quelque chose. Certains m’ont transmis des connaissances techniques. D’autres m’ont appris à mieux comprendre les gens. Quelques-uns ont complètement changé ma façon de voir le métier.

Parmi eux, une personne occupe une place toute particulière dans mon parcours : Me Robert Bergeron.

Me Robert Bergeron : le mentor qui m’a appris qu’un client passe avant une transaction

Au début de ma carrière, j’ai eu la chance de rencontrer Me Robert Bergeron, notaire.

Avec les années, il est devenu bien plus qu’un professionnel avec qui je collaborais régulièrement. Il est devenu un mentor, un conseiller et une source d’inspiration.

Robert Bergeron avait une qualité devenue trop rare : il n’avait pas peur de perdre une transaction lorsqu’il estimait que c’était la meilleure décision pour son client.

À plusieurs reprises, il soulevait des problèmes juridiques ou des situations qui obligeaient les parties à ralentir le processus. Certains courtiers trouvaient qu’il compliquait les choses. D’autres lui reprochaient même de faire échouer certaines ventes.

Moi, je voyais exactement l’inverse.

Je voyais un professionnel qui refusait de sacrifier la sécurité d’un client pour conclure une transaction plus rapidement.

Cette façon de travailler m’a profondément marqué.

Robert Bergeron m’a appris qu’une commission se remplace toujours. La confiance d’un client, elle, peut être perdue pour toujours.

Cette phrase est restée gravée dans ma mémoire.

Jamais il ne m’a jugé.

À mes débuts, je ne correspondais peut-être pas à l’image classique d’un courtier immobilier. Ma façon de m’habiller était parfois très simple. Je n’avais pas toujours l’apparence du professionnel que certains imaginaient.

Pour lui, cela n’avait aucune importance.

Il regardait les valeurs, l’intégrité, le respect des clients et la volonté de bien faire les choses.

Je lui dois énormément.

Une grande partie de ce que je suis devenu comme courtier immobilier trouve son origine dans les conseils qu’il m’a transmis pendant toutes ces années.

Une transaction que je n’oublierai jamais

Au cours de toute ma carrière, j’ai vécu des situations auxquelles aucun manuel ne prépare.

L’une d’elles concernait une propriété où un meurtre avait été commis.

Comment fallait-il gérer cette situation?

Quelles informations devaient être divulguées?

Quelles étaient les obligations légales?

Comment protéger autant le vendeur que l’acheteur?

Comme beaucoup de courtiers, j’aurais pu tenter de trouver moi-même les réponses.

J’ai plutôt fait ce que Robert Bergeron m’avait toujours appris : consulter le professionnel dont c’était l’expertise.

Cette expérience a renforcé une conviction qui allait m’accompagner pendant toute ma carrière.

Un courtier immobilier ne peut pas tout savoir.

Et il ne devrait jamais prétendre le contraire.

Chaque professionnel possède un champ de compétence précis. Lorsqu’une situation dépasse nos connaissances, le bon réflexe n’est pas d’improviser. C’est de consulter la bonne personne.

Cette façon de travailler a probablement évité plusieurs erreurs à mes clients.

Elle m’a surtout appris qu’une transaction immobilière repose rarement sur une seule personne.

Elle repose sur une équipe.

Le meilleur professionnel est celui qui reconnaît ses limites

Avec les années, j’ai compris que les meilleurs courtiers immobiliers ne sont pas ceux qui prétendent tout connaître.

Ce sont ceux qui savent reconnaître le moment où l’expertise d’un autre professionnel devient indispensable.

Un notaire protège les droits des parties.

Un arpenteur-géomètre peut découvrir un problème que personne n’avait remarqué.

Un inspecteur en bâtiment peut éviter des dizaines de milliers de dollars en mauvaises surprises.

Un évaluateur agréé peut confirmer la juste valeur d’une propriété.

Un courtier hypothécaire peut trouver une solution de financement qui permettra à une transaction d’aller de l’avant.

Chaque professionnel possède un rôle précis.

Aucun ne remplace les autres.

Pendant longtemps, j’ai vu des consommateurs croire qu’un seul intervenant pouvait répondre à toutes leurs questions.

J’ai également vu certains professionnels sortir de leur champ d’expertise avec les meilleures intentions du monde.

C’est souvent à ce moment que les problèmes commencent.

L’immobilier est devenu beaucoup trop complexe pour qu’une seule personne puisse maîtriser tous les aspects d’une transaction.

Et pourtant, plusieurs consommateurs ne savent toujours pas vers qui se tourner lorsqu’une difficulté survient.

Avec les années, cette réalité revenait constamment dans mes pensées.

Je ne le savais pas encore, mais cette réflexion allait devenir l’un des piliers de Mon-Proprio.ca.

Une carrière construite sur le respect

S’il y a une valeur que Robert Bergeron m’a transmise plus que toutes les autres, c’est le respect.

Le respect des clients.

Le respect des collègues.

Le respect des autres professionnels.

Le respect des limites de chacun.

On peut réussir une transaction en utilisant la pression.

On peut parfois obtenir une signature plus rapidement.

Mais on ne bâtit jamais une réputation durable sans respect.

Après 27 années sur le terrain, je suis convaincu que la confiance est le véritable fondement de l’immobilier.

Cette confiance se construit grâce à l’honnêteté, à la transparence et à la capacité de reconnaître que l’on n’a pas toujours toutes les réponses.

C’est exactement cette philosophie que je voulais retrouver dans la plateforme que je rêvais de créer.

Une plateforme où chaque professionnel serait reconnu pour son expertise.

Une plateforme où le consommateur pourrait enfin comprendre le rôle de chacun.

Une plateforme qui mettrait la collaboration avant la compétition.

À ce moment-là, je ne connaissais pas encore Marco Grondin et je n’avais toujours pas imaginé ce que deviendrait Mon-Proprio.ca.

Mais les bases étaient déjà en place.

Elles avaient été construites, année après année, grâce aux personnes qui avaient croisé ma route et qui m’avaient appris qu’en immobilier, le plus important n’est pas de conclure une transaction.

Le plus important est de faire les choses correctement.

Il y a des clients que l’on oublie… et d’autres qui nous accompagnent toute une vie

Après près de trois décennies dans le courtage immobilier, je serais incapable de dire combien de portes j’ai ouvertes, combien de promesses d’achat j’ai rédigées ou combien de kilomètres j’ai parcourus pour accompagner mes clients.

Les chiffres finissent toujours par s’effacer.

Les visages, eux, restent.

Certaines personnes marquent une carrière bien au-delà d’une transaction immobilière. Elles nous enseignent des leçons qu’aucune formation, aucun manuel et aucune expérience professionnelle ne pourraient transmettre.

Richard fait partie de ces personnes.

Je pense encore souvent à lui.

Richard m’a rappelé pourquoi j’avais choisi ce métier

Lorsque j’ai rencontré Richard, il était propriétaire d’une maison mobile.

À première vue, cette transaction ressemblait à beaucoup d’autres.

Puis j’ai appris à le connaître.

Richard était atteint de la sclérose latérale amyotrophique, la SLA.

La maladie avait progressivement privé son corps de ses mouvements.

Il ne pouvait pratiquement plus bouger.

Pourtant, son esprit demeurait d’une lucidité impressionnante.

Chaque visite devenait beaucoup plus qu’une simple rencontre professionnelle.

Nous parlions de la vie.

Nous parlions de la maladie.

Nous parlions du temps.

Et, surtout, nous parlions de ce qui comptait réellement.

Je n’oublierai jamais une phrase qu’il me répétait régulièrement.

Il me disait avec beaucoup de calme :

> « Steve, lorsque je rencontrerai Dieu, je veux lui demander pourquoi il m’a mis ainsi… capable de parler, mais incapable de bouger. »

Puis il s’arrêtait quelques secondes.

Et il ajoutait toujours le même mot.

Incroyable.

Ce mot revenait sans cesse.

Encore aujourd’hui, lorsque je l’entends, je pense immédiatement à Richard.

Ce n’était pas un mot prononcé avec colère.

Ce n’était pas un mot de découragement.

C’était plutôt la façon qu’il avait d’essayer de comprendre une réalité que personne ne devrait avoir à vivre.

Ce simple mot est resté gravé dans ma mémoire.

Il m’accompagne encore aujourd’hui.

Une décision qui ne demandait aucune réflexion

Plus je connaissais Richard, plus une chose devenait évidente.

Je ne pouvais pas lui demander une commission.

Je n’ai jamais eu besoin d’y réfléchir longtemps.

Je lui ai simplement annoncé que je vendrais sa maison mobile gratuitement.

Je ne considérais pas ce geste comme une faveur.

Je le considérais comme la seule décision qui avait du sens.

L’argent n’était plus important.

Certaines rencontres nous rappellent que notre métier dépasse largement les contrats, les statistiques ou les revenus.

Nous travaillons avec des êtres humains.

Et parfois, ils ont simplement besoin que quelqu’un soit présent.

La dernière chose que je pouvais faire pour lui

Au fil de nos discussions, j’ai également découvert que Richard était très seul.

Cette réalité me bouleversait.

Je savais que sa maladie progressait rapidement.

Je savais aussi que son temps était compté.

Avant son décès, j’ai donc tenté une dernière démarche.

J’ai essayé de le rapprocher de sa famille.

Je ne pouvais pas ralentir la maladie.

Je ne pouvais pas changer son destin.

Mais je pouvais au moins essayer qu’il ne traverse pas cette dernière étape complètement seul.

Je ne saurai probablement jamais jusqu’à quel point cette démarche a changé sa vie.

En revanche, je sais exactement à quel point elle a changé la mienne.

Derrière chaque propriété se cache une histoire

Après avoir accompagné Richard, je ne regardais plus jamais une propriété de la même façon.

Une maison n’est jamais seulement une maison.

Un condo n’est jamais seulement un condo.

Un terrain n’est jamais seulement un terrain.

Chaque adresse cache une histoire.

Une séparation.

Une naissance.

Un décès.

Une maladie.

Une faillite.

Un nouveau départ.

Un rêve.

Ou parfois plusieurs de ces événements à la fois.

Lorsque les consommateurs regardent une annonce immobilière, ils voient souvent une façade, une cuisine ou une superficie.

Le courtier, lui, découvre souvent une histoire beaucoup plus profonde.

Richard m’a appris que notre véritable travail consiste à accompagner cette histoire avec respect.

L’immobilier ne se pratique jamais seul

Plus les années passaient, plus je réalisais qu’aucun professionnel ne peut accompagner seul toutes les réalités qu’il rencontre.

J’avais déjà appris cette leçon grâce à Me Robert Bergeron.

Richard est venu la confirmer autrement.

Un courtier immobilier peut expliquer une transaction.

Il peut négocier.

Il peut conseiller.

Mais il ne remplace jamais un médecin.

Il ne remplace jamais un notaire.

Il ne remplace jamais un courtier hypothécaire.

Il ne remplace jamais un inspecteur en bâtiment.

Il ne remplace jamais un arpenteur-géomètre.

Il ne remplace jamais un évaluateur agréé.

Chaque professionnel apporte une expertise unique.

Et c’est justement cette complémentarité qui protège les consommateurs.

Pendant longtemps, j’ai vu des familles tenter d’obtenir toutes les réponses auprès d’une seule personne.

Je comprenais leur réaction.

Pour elles, le courtier immobilier représentait souvent le premier visage rencontré.

Mais, avec les années, je savais qu’une transaction réussie dépendait d’une véritable équipe.

Cette conviction devenait de plus en plus forte.

Sans le savoir, elle préparait déjà la naissance de Mon-Proprio.ca.

Il manquait simplement une dernière rencontre.

Une rencontre qui allait transformer une idée en véritable projet.

Cette personne s’appelait Marco Grondin (mon associé).

La rencontre qui allait changer le reste de ma vie

Il arrive parfois qu’une seule rencontre change complètement le cours d’une carrière.

Pas au moment où elle se produit.

Des années plus tard.

Au début, il ne s’agit que d’un client parmi d’autres.

Puis ce client devient une référence.

Ensuite un ami.

Et, sans le savoir, il finit par transformer une idée qui dormait dans votre tête en un véritable projet.

C’est exactement ce qui s’est passé avec Marco Grondin.

Une relation de confiance qui s’est construite naturellement

J’ai d’abord rencontré Marco comme je rencontrais chacun de mes clients.

Il souhaitait vendre une propriété.

Je l’ai accompagné tout au long de cette transaction.

Par la suite, il m’a confié un deuxième mandat, cette fois pour acheter une nouvelle propriété.

Au fil des rencontres, une relation de confiance s’est installée.

Je faisais mon travail comme je l’avais toujours fait.

Avec transparence.

Avec honnêteté.

Et avec la conviction qu’une relation de confiance vaut beaucoup plus qu’une commission.

Après ces transactions, quelque chose d’exceptionnel s’est produit.

Marco a commencé à me recommander autour de lui.

Sa famille.

Ses amis.

Ses collègues.

Les références se succédaient.

Pour un courtier immobilier, il n’existe probablement pas de plus belle marque de confiance.

Lorsqu’un client recommande spontanément votre nom aux personnes qui lui sont les plus chères, c’est qu’il croit réellement en votre travail.

Je lui en serai toujours reconnaissant, merci Marco.

Une découverte que personne n’avait vue

Quelques années plus tard, Marco procédait à un nouvel achat.

Cette transaction semblait tout à fait normale.

Rien ne la distinguait des centaines d’autres ventes qui se réalisent chaque semaine au Québec.

Pourtant, un détail allait complètement changer la suite des événements.

La conjointe de Marco travaillait dans une firme d’arpenteurs-géomètres.

En analysant les documents de la copropriété, elle a remarqué une anomalie importante.

Un garage auquel les acheteurs avaient droit n’apparaissait tout simplement pas dans les documents utilisés pour la transaction, mais seulement dans les titres de propriétés antérieurs.

Personne ne l’avait remarqué auparavant.

Le vendeur ne pouvait fournir aucune explication puisqu’il était malheureusement décédé.

Le courtier immobilier qui représentait la propriété était relativement nouveau dans la profession et ignorait complètement cette particularité.

Ce n’était la faute de personne.

Mais cette situation démontrait une réalité que j’avais déjà observée pendant toute ma carrière.

Même les meilleurs professionnels ne peuvent pas tout voir.

Et surtout…

Ils ne devraient jamais être seuls.

Le déclic

En repensant à cette transaction, plusieurs souvenirs de ma carrière sont remontés à la surface.

Je revoyais Robert Bergeron me rappeler que l’intégrité devait toujours passer avant une commission.

Je repensais aux inspecteurs qui avaient permis d’éviter des problèmes majeurs.

Aux évaluateurs agréés qui avaient confirmé ou corrigé la valeur d’une propriété.

Aux courtiers hypothécaires qui avaient trouvé des solutions alors que plusieurs institutions financières avaient refusé un dossier.

Aux arpenteurs-géomètres qui avaient découvert des irrégularités invisibles pour tous les autres.

Pendant vingt-sept ans, j’avais travaillé avec des professionnels extraordinaires.

Mais ils étaient dispersés.

Les consommateurs ne savaient pas toujours à quel moment consulter chacun d’entre eux.

Ils cherchaient souvent sur Internet.

Ils demandaient des recommandations à leur entourage.

Ou ils espéraient que leur courtier immobilier connaisse la bonne personne.

Je me suis alors posé une question toute simple.

Pourquoi n’existe-t-il pas un endroit où tous ces professionnels peuvent être réunis?

Pas seulement les courtiers immobiliers.

Tous les professionnels.

Ce jour-là, l’idée de Mon-Proprio.ca est devenue beaucoup plus précise dans mon esprit.

Celui qui croyait à mon projet avant moi

Avoir une idée est une chose.

La réaliser en est une autre.

Pendant longtemps, je remettais ce projet au lendemain.

Comme beaucoup d’entrepreneurs, je trouvais toujours une bonne raison d’attendre.

Ce n’était jamais le bon moment.

Le projet était trop gros.

Il fallait encore réfléchir.

Améliorer le concept.

Attendre un peu.

Marco, lui, ne partageait pas cette façon de voir les choses.

Chaque fois que nous parlions, il revenait avec la même question.

« Steve, où en est ton projet? »

Je répondais souvent que j’y pensais encore.

Que ce n’était pas tout à fait prêt.

Que j’avais besoin de temps.

Lui me répondait presque toujours la même chose.

« Arrête d’attendre. Fais-le. »

Avec le recul, je réalise qu’il croyait probablement davantage à cette plateforme que moi.

Il voyait déjà ce qu’elle pouvait devenir.

Moi, je voyais surtout tout le travail qu’il restait à accomplir.

Aujourd’hui, lorsque je repense à la naissance de Mon-Proprio.ca, je sais une chose.

Sans cette insistance constante.

Sans cette confiance.

Sans ces conversations répétées où il me rappelait de passer à l’action…

Il est fort possible que Mon-Proprio.ca n’existe jamais.

Certaines personnes entrent dans notre vie pour une transaction.

D’autres la changent complètement.

Marco Grondin fait partie de ces personnes.

Et je lui en serai toujours profondément reconnaissant.

Pourquoi Mon-Proprio.ca ne pouvait plus attendre

Pendant longtemps, je croyais que je terminerais simplement ma carrière comme courtier immobilier.

J’aimais profondément mon métier.

J’aimais accompagner les familles.

J’aimais négocier.

J’aimais résoudre des problèmes.

J’aimais surtout le sentiment d’avoir réellement aidé quelqu’un à franchir une étape importante de sa vie.

Pourtant, plus les années passaient, plus un constat revenait constamment dans mon esprit.

L’immobilier changeait.

Et pas toujours pour le mieux.

Un métier devenu beaucoup plus complexe

Lorsque j’ai commencé ma carrière, une transaction immobilière était déjà une démarche importante.

Mais elle était beaucoup plus simple qu’aujourd’hui.

Avec les années, les exigences se sont multipliées.

Les institutions financières sont devenues plus rigoureuses.

Les règlements ont évolué.

Les obligations de divulgation se sont élargies.

Les inspections sont devenues plus poussées.

Les certificats de localisation soulevaient davantage de questions.

Les copropriétés apportaient leur lot de particularités.

Les consommateurs devaient comprendre des dizaines de documents qu’ils n’avaient souvent jamais vus auparavant.

Pendant ce temps, Internet donnait accès à une quantité impressionnante d’informations.

Le problème?

Toutes ces informations n’étaient pas toujours exactes.

Certaines étaient incomplètes.

D’autres étaient carrément contradictoires.

Je voyais de plus en plus de consommateurs arriver avec des réponses trouvées sur Internet… mais qui ne correspondaient absolument pas à leur situation.

Je comprenais leur réaction.

Ils voulaient simplement prendre la meilleure décision.

Mais encore fallait-il trouver la bonne information… au bon endroit.

Une transaction immobilière ne repose jamais sur une seule personne

Au fil de ma carrière, j’ai travaillé avec des centaines de professionnels extraordinaires.

Des notaires.

Des arpenteurs-géomètres.

Des évaluateurs agréés.

Des inspecteurs en bâtiment.

Des courtiers hypothécaires.

Des entrepreneurs.

Des assureurs.

Des fiscalistes.

Des photographes immobiliers.

Des spécialistes du home staging.

Des déménageurs.

Et tellement d’autres.

Chaque fois que je travaillais avec l’un d’eux, je découvrais une expertise que je ne possédais pas.

C’était normal.

Personne ne peut maîtriser tous les aspects de l’immobilier.

Et c’est précisément ce qui fait la richesse de cette profession.

Le problème, c’est que les consommateurs ne voyaient souvent qu’une toute petite partie de cette réalité.

Pour plusieurs, l’immobilier se résumait au courtier immobilier.

Pourtant, un seul professionnel ne peut pas répondre à toutes les questions.

Un notaire protège les droits.

Un arpenteur-géomètre protège les limites d’une propriété.

Un inspecteur protège contre certaines mauvaises surprises.

Un évaluateur protège la juste valeur d’un immeuble.

Un courtier hypothécaire protège le financement.

Chaque professionnel joue un rôle essentiel.

Et lorsque l’un d’eux manque à l’appel, les conséquences peuvent parfois être importantes.

C’est exactement ce que mes vingt-sept années sur le terrain m’avaient appris.

Je ne voulais pas créer un simple annuaire

Lorsque l’idée de Mon-Proprio.ca est devenue plus concrète, plusieurs personnes m’ont demandé si je voulais lancer un nouvel annuaire immobilier.

La réponse était simple.

Non.

Le Québec comptait déjà plusieurs répertoires.

Créer une liste de noms n’aurait rien changé.

Ce que je voulais construire était complètement différent.

Je voulais créer un endroit où un consommateur pourrait comprendre de quel professionnel il a réellement besoin.

Je voulais qu’un premier acheteur découvre pourquoi il devrait parler à un courtier hypothécaire avant même de visiter des propriétés.

Je voulais qu’un vendeur comprenne pourquoi un certificat de localisation peut devenir un document essentiel.

Je voulais qu’un propriétaire découvre l’importance d’un inspecteur avant d’investir des milliers de dollars dans des rénovations.

Je voulais surtout que chaque professionnel puisse enfin expliquer sa véritable valeur.

Parce qu’au Québec, nous avons la chance d’avoir des spécialistes extraordinaires.

Encore faut-il que les consommateurs puissent les trouver.

Une plateforme pensée par quelqu’un qui a vécu le terrain

Pendant vingt-sept ans, j’ai vécu les mêmes réalités que mes clients.

J’ai connu le stress des promesses d’achat Multiples.

Les refus de financement.

Les négociations de dernière minute.

Les inspections qui changent complètement une transaction.

Les découvertes inattendues dans un certificat de localisation.

Les délais.

Les émotions.

Les déceptions.

Les grandes joies.

Toutes ces expériences m’ont amené à une conclusion très simple.

Une plateforme immobilière ne devrait jamais être conçue uniquement par des spécialistes du marketing ou des programmeurs.

Elle devrait d’abord être imaginée par quelqu’un qui a vécu ces situations sur le terrain.

Quelqu’un qui connaît les vraies questions que les consommateurs se posent.

Quelqu’un qui sait où les transactions deviennent compliquées.

Quelqu’un qui comprend la valeur de chaque professionnel.

C’est exactement ce que je voulais bâtir.

Une plateforme créée par l’expérience.

Une plateforme créée par un ancien courtier immobilier.

Mais aussi par un acheteur.

Un vendeur.

Un investisseur.

Et surtout…

Par un consommateur.

Parce qu’au fond, j’ai moi aussi vécu les mêmes inquiétudes que les milliers de personnes que j’ai accompagnées pendant toutes ces années.

Une mission qui est restée la même

Beaucoup de gens me demandent aujourd’hui si je m’ennuie du courtage immobilier.

Ma réponse surprend souvent, la réponse est NON.

Je n’ai jamais arrêté d’aider les gens.

J’ai simplement changé ma façon de le faire.

Pendant vingt-sept ans, j’accompagnais une famille à la fois.

Aujourd’hui, grâce à Mon-Proprio.ca, j’espère pouvoir aider des milliers de familles partout au Québec.

La mission n’a jamais changé.

Seuls les moyens ont évolué.

Je ne cherche plus à conclure une transaction.

Je cherche à faire en sorte que les consommateurs trouvent plus facilement les bonnes réponses et les bons professionnels.

Si Mon-Proprio.ca peut éviter une seule erreur importante à une famille, permettre à un premier acheteur de prendre une meilleure décision ou aider un propriétaire à rencontrer le bon expert au bon moment, alors tous ces efforts auront valu la peine.

Parce qu’au fond, c’est exactement la raison pour laquelle cette plateforme existe.

Pourtant, ils existent.

Je tiens donc à la remercier sincèrement pour toutes ces années de soutien, de patience et de compréhension.

Elles font aussi partie de mon histoire.

Le prix du succès

Il y a un sujet dont on parle très peu dans le monde immobilier.

Le prix que cette profession peut parfois exiger.

Pendant des années, j’ai cru qu’être un bon courtier immobilier signifiait être disponible en tout temps.

Je répondais aux appels rapidement.

Je me rendais disponible pour mes clients.

Je faisais toujours un effort de plus.

Je croyais sincèrement que c’était ce que devait faire un professionnel engagé.

Aujourd’hui, avec le recul, je réalise que chaque choix a un prix.

Pendant que je construisais ma carrière, ma vie personnelle avançait elle aussi.

Il y avait une femme qui partageait ma vie.

Il y avait de l’amour.

Il y avait des projets.

Il y avait une famille.

Pendant une grande partie de ces années, cette femme s’appelait Sonia.

Aujourd’hui, nos chemins sont différents, mais cela n’efface en rien tout ce qu’elle a apporté à ma vie pendant une grande partie de ma carrière.

Être le conjoint ou la conjointe d’un courtier immobilier n’est pas toujours facile à comprendre. Les appels arrivent à toute heure, les visites s’ajoutent à la dernière minute, les négociations se poursuivent souvent en soirée et les fins de semaine sont rarement complètement libres.

Pendant que j’accompagnais mes clients sur le terrain, Sonia assumait bien souvent une grande partie des responsabilités familiales et des tâches de la maison. Elle devait aussi composer avec mes absences d’esprit, ma fatigue et parfois même mes sautes d’humeur, conséquences d’un métier qui ne s’arrête jamais vraiment.

Avec le recul, je réalise que derrière la réussite de nombreux courtiers immobiliers se cache souvent une personne qui accepte silencieusement les contraintes de cette profession.

Ces sacrifices sont rarement visibles.

Pourtant, ils sont bien réels.

Je tiens donc à remercier Sonia pour toutes ces années de soutien, de patience et de compréhension. Elles font partie de mon histoire et de l’homme que je suis devenu.

Les appels arrivaient à toute heure.

Les repas étaient interrompus.

Les fins de semaine devenaient souvent des journées de travail.

Même lorsque j’étais physiquement présent à la maison, mon esprit était encore dans une négociation, une promesse d’achat ou un dossier qui devait être réglé avant le lendemain matin.

Avec le temps, je comprends que cette absence ne se mesure pas uniquement en heures.

Elle se mesure aussi en moments manqués.

En conversations remises à plus tard.

En fatigue.

En sautes d’humeur.

En inquiétudes.

En silence.

Je ne cherche pas à trouver un responsable.

Je ne cherche pas non plus à réécrire le passé.

Je constate simplement qu’une carrière, aussi passionnante soit-elle, peut parfois prendre une place tellement importante qu’elle finit par empiéter sur ce que nous avons de plus précieux.

Mon plus grand regret n’est pas une transaction perdue.

Ce n’est pas une commission que je n’ai jamais gagnée.

Mon plus grand regret est de ne pas avoir été aussi présent que je l’aurais souhaité auprès de mes enfants et lorsqu’ils étaient jeunes.

Et je garde également une profonde reconnaissance pour cette relation qui a partagé une grande partie de ces vingt-sept années. Il y avait de l’amour, des projets et un avenir que nous imaginions ensemble. Avec le recul, je sais aussi que les exigences de cette profession ont parfois rendu cet équilibre beaucoup plus difficile à préserver.

Si je peux transmettre un seul conseil aux nouvelles générations de courtiers immobiliers, ce serait celui-ci.

Protégez votre agenda.

Mais surtout…

Protégez les personnes qui remplissent votre vie.

Les clients ne connaissent pas votre horaire.

Ils ne savent pas que vous aviez promis une soirée en famille.

Ils ne savent pas que votre enfant vous attend pour son spectacle.

Ils ne savent pas que votre conjoint ou votre conjointe espérait simplement passer quelques heures avec vous.

C’est à vous de protéger ces moments.

Personne ne le fera à votre place.

Le succès professionnel est une magnifique récompense.

Mais il ne devrait jamais coûter les personnes que l’on aime.

Si mon parcours peut éviter à un seul jeune courtier de commettre les mêmes erreurs que moi, alors cette confidence aura servi à quelque chose.

Aujourd’hui, je suis fier de la carrière que j’ai bâtie.

Mais je suis surtout conscient que la plus grande richesse d’une vie ne se mesure jamais au nombre de transactions réalisées.

Elle se mesure aux personnes avec qui nous avons eu la chance de partager notre temps.

Enfin…

En écrivant ces lignes, je réalise que Mon-Proprio.ca n’est finalement qu’une partie de mon histoire.

La véritable richesse de ces vingt-sept années ne se trouve pas dans le nombre de propriétés vendues, les distinctions reçues ou les classements obtenus.

Elle se trouve dans les personnes que j’ai rencontrées.

Dans les leçons que des mentors comme Me Robert Bergeron m’ont transmises.

Dans le courage de Richard.

Dans la confiance de Marco Grondin.

Dans la fierté d’avoir travaillé avec mes enfants.

Dans les collègues et les professionnels extraordinaires qui ont croisé ma route.

Et même dans les erreurs, les regrets et les remises en question qui m’ont permis de devenir un meilleur homme avant de devenir un meilleur professionnel.

Aujourd’hui, je tourne une page de ma vie avec beaucoup de reconnaissance.

Je n’ai jamais prétendu être le meilleur courtier immobilier.

J’ai simplement essayé d’être un courtier honnête, présent et profondément respectueux des personnes qui me faisaient confiance.

Si Mon-Proprio.ca peut aujourd’hui faciliter le parcours d’une famille, mettre en valeur le travail d’un professionnel passionné ou éviter qu’une personne commette une erreur importante, alors je considérerai que toutes ces années sur le terrain continuent encore de servir.

À ceux qui commencent une carrière dans l’immobilier, je souhaite de connaître autant de belles rencontres que moi.

À ceux qui traversent actuellement une transaction, je souhaite de trouver des professionnels compétents qui sauront vous écouter avant de vous conseiller.

Et à toutes les personnes qui ont fait partie de mon parcours, de près ou de loin, je veux simplement dire…

Merci.

Sans vous, Mon-Proprio.ca n’aurait jamais vu le jour.

Steve Lemay Ancien courtier immobilier pendant 27 ans Fondateur de Mon-Proprio.ca