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Dans l’esprit de plusieurs, vendre ou acheter une propriété semble facile grâce à l’internet. Alors, quand vient le temps de payer une commission de 2%, 3%, 4 %, 5% ou 6 %, certains se demandent :

« Est-ce que ça vaut vraiment le coût ? »

C’est une question légitime — mais la réponse est souvent mal comprise.

Ce que cache réellement une commission

Derrière la commission d’un courtier se cache bien plus que la simple vente d’une maison. Le courtier agit comme conseiller stratégique, spécialiste du marché, négociateur, coordonnateur juridique, gestionnaire de risques et accompagnateur du début à la fin de la transaction.

Mais surtout : le courtier ne garde pas l’entièreté de cette commission.

Une bonne partie est immédiatement redistribuée en dépenses obligatoires et professionnelles.

Où va l’argent d’une commission ?

Voici une estimation réaliste de la répartition typique d’une commission immobilière au Québec :

  • Frais d’agence : Une partie importante revient à l’agence (ex. : RE/MAX, Royal LePage, etc.) en échange du soutien, des outils et de la bannière.
  • Publicité et marketing : Photos HDR, drone, vidéos, visites virtuelles, pancartes, réseaux sociaux, impression, etc.
  • Frais de chambre immobilière : Cotisations obligatoires (OACIQ, APCIQ, Centris), formations continues, conformité.
  • Déplacements : Kilométrage, essence, stationnement, visites, rendez-vous, inspections.
  • Assurances professionnelles : Obligatoire pour couvrir les risques d’erreurs et d’omissions.
  • Impôts et taxes : 20 % Le courtier est travailleur autonome : il paie l’impôt sur le revenu, la TPS et la TVQ.
  • Frais d’administration : Téléphonie, logiciels, CRM, abonnement à des outils numériques, papeterie, etc.
  • Revenu net réel : Entre 15 % et 23 % Ce qui reste réellement dans les poches du courtier à la fin.

Un métier à haute responsabilité, souvent invisible

Le travail d’un courtier immobilier ne se limite pas à afficher une propriété. Il conseille, protège, négocie, rassure, gère les conflits, suit les lois, rédige des clauses, anticipe les pièges. La majorité de son travail se passe en coulisses, bien avant et après les visites.

Et surtout, il travaille souvent des semaines sans garantie d’être payé, car la rémunération ne dépend que du succès de la transaction.

Conclusion

Oui, remettre en question les honoraires d’un courtier, c’est normal. Mais il faut savoir ce qu’il y a derrière.

Le courtier immobilier n’est pas seulement un vendeur de maison.

C’est un professionnel de confiance, un gardien de votre sécurité juridique, un allié dans l’une des plus grandes transactions de votre vie.